Livromania

Pour les mordus de lecture
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Pas de titre pour le moment...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lily
Bébé
avatar

Nombre de messages : 24
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Pas de titre pour le moment...   Sam 25 Mar - 23:01

[Alors, voici mon bébé, une nouvelle littéraire. Ce n'est pas du fantastique, je ne crois pas en avoir de ce style... J'ai cru remarqué que c'était un style que vous affectionniez particulièrement, j'espère tout de même que vous aller apprécier! Alors, bonne lecture!]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lily
Bébé
avatar

Nombre de messages : 24
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Re: Pas de titre pour le moment...   Sam 25 Mar - 23:03

[À cause d'un problème de longueur, je vais poster en deux morceau. Voilà, c'est dit!]

Elles se regardaient toutes les deux sans rien dire, un léger sourire gêné aux lèvres.

- Je suis contente que vous soyez venue, Isabelle.

Celle-ci s’était contentée de hocher la tête et de regarder autour d’elle, les murs noirs ornés de photos, d’étagères pleines de livres et la fenêtre derrière cette femme.

-Alors, vous êtes venue ici pour me raconter?

Une fois de plus, elle avait hoché la tête et avait posé ses yeux sur elle sans dire un mot.

-Raconter une très longue histoire, avait-elle dit après un long silence.

-Oh, mais nous avons tout notre temps, et puis, vous êtes venue pour cela, me parler de vous et de votre famille.

Elle avait continué à regarder les murs en silence pendant un moment. Puis, elle avait commencé d’une voix rauque.

- Ils croient tous que je suis folle. Je le sais, je le vois dans leurs yeux. Ils croient savoir. Ils croient voir en moi comme à travers une fenêtre.

Mais ils ne savent rien. Ils ne me connaissent pas. Comment le pourraient-ils? Ils n’ont jamais porté attention à moi. Pourquoi l’auraient-ils fait?

La benjamine d’une riche famille de trois enfants, celle qui était invisible, autant dans ses notes parfaites que dans son attitude discrète.

Bébé, je pleurais très rarement, jamais pour rien. Enfant, je ne courais jamais, je restais dans ma chambre, je jouais avec mes cubes, seule. Je crois qu’apprendre à lire fut la plus belle chose qui pouvait m’arriver. Je restais des heures enfermée dans ma chambre, ou alors assise dans le coin d’une pièce, le nez dans un livre. Plus tard, quand l’école avait commencé, c’est dans les manuels scolaires que j’étais penchée en tout temps. Parfois, je restais simplement assise à regarder les gens passer, à me les imaginer dans des histoires abracadabrantes que je gardais pour moi, par crainte qu’on n’en rie. Voilà sûrement la raison pour laquelle j’étais si silencieuse; j’étais trop timide pour même penser à m’exprimer. C’était impensable. En fait, je me sentais très bien dans ma solitude. Je pouvais rester des heures, seule dans mon monde. Alors, qui aurait porté la moindre attention à un enfant aussi sage?

Rien à voir avec ma sœur Margaret, ou plutôt Margot, comme elle se faisait appeler. Avec une sœur comme celle-là, j’étais bien certaine de ne jamais avoir l’attention de ma mère, déjà bien occupée qu’elle était. Cette chère Margot… Il ne se passait pas une semaine sans qu’elle n’arrive à la maison sans causer les cris de rage de ma mère, des menaces du genre « Attends que ton père l’apprenne », ce père qui n’était là que le temps de manger, réprimander. Nouveau copain, nouveau piercing, nouvelle coupe de cheveux ou nouvelle teinture, appel du directeur se plaignant de son comportement, elle avait tout fait. De huit ans mon aînée, elle n’avait jamais vraiment porté attention à moi, comme si elle ne m’aimait pas. Quand j’ai été en âge de le comprendre, j’en ai souffert… au début, mais… ensuite, mon esprit d’enfant de huit ans en avait déduit que ce devait être la relation entre sœurs. Je n’avais jamais connu autre chose, alors pour moi, c’était la seule explication. À partir de ce moment, le manque que je ressentais avait disparu.

Puis il y a eu Joannie. Mon ange, ma chérie, mon amour, cette petite fille qui ne cessait jamais de courir partout, jamais sauf pour m’entendre raconter mes histoires. Elle était la seule, et elle le savait. Voilà pourquoi elle avait cette étincelle d’émerveillement dans les yeux. Elle savait que je n’ouvrais mon monde qu’à elle, qu’elle était unique, et que ce que je partageais avec elle, j’y tenais plus qu’à la prunelle de mes yeux. Je ne sais pas pourquoi avec elle c’était différent, tout ce que je sais, c’est que ça l’était, et que je me plaisais bien dans cette relation. C’était moi qui, quand elle avait atteint l’âge d’aller à l’école, lui avais apprit à lire et à écrire. Moi encore qui l’aidais à faire ses devoirs, nos parents étant trop occupés avec leurs sorties dans les restaurants chics, les soirées au théâtre, ou les réceptions chez des amis. Quand elle se réveillait la nuit, à cause d’un cauchemar, c’est moi qu’elle réclamait. Je me levais alors et lui chantais la berceuse que je lui avais composée. Ses cours de danse, c’est moi qui y assistais. C’est moi qui la faisais pratiquer pour ses spectacles, ou ses concours. J’étais, en fait, comme une mère pour Joannie, la mère qui n’était pas là. Celle-ci jalousait notre relation, mais je tenais trop à ma sœur pour m’en éloigner. Je me disais que si elle l’avait vraiment aimée, elle aurait fait plus d’efforts pour être avec elle. Mais elle n’en faisait rien. Pour moi, c’était clair. Elle n’était pas intéressée.

Les vacances d’été dans notre grande maison de campagne m’avaient toujours semblées horribles. Mais, avec Joannie pour me tenir compagnie, je les voyais d’une tout autre façon. Je n’avais jamais attendu le départ de mes parents, le matin, avec autant d’impatience. Je savais pas où ils allaient, mais en fait, je n’en avais rien à faire. Jamais les journées n’avaient passé si vite, et, jamais je n’aurais souhaité, en entendant la voix de mes parents, à l’extérieur, qu’ils repartent. Avec ma sœur, les vacances d’été avaient un goût sucré. À la minute où la porte se refermait sur nos parents, plus rien n’existait. Nous nous inventions un monde juste à nous, un monde peuplé de pirates, de dinosaures, de monstres marins, et de sorcières maléfiques. La maison devenait notre salle de jeu, notre champ de bataille, notre forêt tropicale, notre océan, et ce jeu continuait jusqu’à ce que l’on entende le bruit de pneus dans l’entrée, signe que les parents revenaient, signe que le jeu devait prendre fin, et que nous devions redevenir les filles sages que nous nous devions d’être, Joannie s’étant tranquillisée avec le temps, avec l’âge. Au repas quand nous nous retrouvions tous les cinq autour de la table, on se contentait d’écouter d’une oreille distante les discussions, une partie de notre tête toujours imprégnée de l’aventure que nous avions vécue ce jour-là. Quand on nous demandait ce que nous avions fait de notre journée, on esquissait un sourire et on s’emplissait la bouche.

« Lire, voyons! Quoi d’autre? » disait alors Margot avant de rediriger la discussion vers un sujet qui l’intéressait.

On ne disait rien. Qu’est-ce que ça pouvait bien faire, ce que Margaret Livien pensait, quand le jour même, nous avions tué de méchants pirates?

Elle prit une pause, un sourire aux lèvres, le regard dans le vague, la tête voyageant encore dans ses souvenirs.

- Ce doit être génial d’avoir une sœur comme elle! avait dit la femme en souriant.

Elle releva la tête comme sortant d’un rêve.

- On s’habitue à la longue…

- Je ne crois pas que j’en aurais été capable, moi. avait-elle dit en souriant, avant de l’inviter à continuer.

- Comme je disais, Joannie et moi, nous étions inséparables. Nos sept ans de différence, plutôt que de rendre les pensées de l’une inaccessibles à l’autre, avaient créé un lien indestructible entre nous. Je n’étais pas sa sœur, ni sa mère, j’étais Zibelle, simplement Zibelle, celle qui la protégeait de tout, qui la prenait par la main et qui l’emmenait dans les mondes les plus majestueux, celle qui, jamais, ne l’aurait laissée seule. Et elle était Jojo, la petite aventurière qui n’avait peur de rien, de rien sauf de notre mère, avec ses règles de conduite et ses airs arrogants. Cette mère qui, auparavant, avait démontré la plus grande indifférence envers ses filles, était devenue complètement folle. Notre père avait commencé à travailler des heures de fous, n’était à la maison, quand il y était, seulement pour dormir. Du coup, c’était à elle de s’occuper de la discipline des enfants, qu’elle remettait à notre père quand il arrivait le soir. L’alcool était devenu son meilleur ami, et elle avait commencé à se venger sur nous. Jamais elle n’avait levé la main sur ses filles. C’était une attitude de sauvage selon elle, et une femme qui se serait adonnée à une telle violence ne méritait même pas d’être mère.

Elle avait sourit amèrement, puis, avait prit une voix faussement sévère.

- Ce n’était pas convenable.

Elle avait ensuite retrouvé un air sérieux pour reprendre de la même voix rauque.

- Non, jamais elle ne nous avait touchées. Mais ses mots… Un seul mot de sa part, accompagné de son regard froid rempli de mépris, suffisait à faire frissonner d’effroi jusqu’aux murs de la maison. Fut un temps où j’aurais tremblé juste au son de sa voix dans l’escalier, cette voix horrible, cet « I-SA-BELLLLL » qui me donnait envie de devenir transparente, de me fondre dans le décor, de disparaître dans un des mondes que je m’étais inventé, ne jamais revenir. Mais, après un moment, le seul effet que me produisait son appel, était un profond agacement. Quand, pour moi, elle cessa de m’apparaître comme une mère terrifiante, quand elle devint plutôt une pauvre femme sans but dans la vie, une femme au cœur froid, qui se plaisait à paraître forte, riche et intéressante, à cet instant, l’étincelle de crainte qui s’allumait dans mes yeux à son approche c’était éteinte pour faire place au mépris, qui, depuis, n’avait cédé la place à rien d’autre. Tout d’abord, elle n’avait pas compris. Nos joutes verbales étaient terribles, jamais je ne me serais cru capable d’autant de haine. Elle finissait toujours par sortir de la pièce en claquant la porte, et le bruit de ses talons se répercutait dans toute la maison jusqu’à ce qu’elle atteigne sa chambre et qu’on entende sa porte claquer avec fracas. Je me contentais de sourire, et ensuite je me dirigeais vers Joannie pour la rassurer, et je restais couchée pendant des heures dans son lit à lui murmurer des promesses de départ, de voyages dans des pays exotiques. Elle finissait par s’endormir, et je restais à ses cotés, mes mains se promenant dans ses cheveux soyeux, sur son visage parfait, qui, quelques heures auparavant, avait été ravagé de larmes. J’étais alors incapable de fermer l’œil de la nuit, je voulais la protéger, la protéger de ma mère, la protéger du monde entier.

Ma mère avait finalement compris que j’étais insensible à ses insultes et à ses menaces, et avait commencé à s’en prendre à Joannie. Jamais devant moi, non, elle n’était pas idiote à ce point. Elle profitait de chacune de mes absences pour la terrifier, simplement pour se venger de moi. Un jour, quand j’étais rentrée à la maison et que j’avais trouvé Joannie en larmes, je n’avais pu me contrôler. Après l’avoir endormie, je m’étais dirigée vers le salon où j’avais trouvé ma mère, seule, un verre de rhum à la main, regardant la télé. Quand elle m’avait vue, elle avait sourit, et son sourire avait fait monter en moi un vague de rage incontrôlable, vague qui avait fait bouillir mon sang, qui m’avait aveuglée de colère.

Je m’étais précipitée sur elle et son fauteuil avait chaviré vers l’arrière. Quand, finalement, je l’avais stabilisée sous moi, mes mains avaient entouré sa gorge et j’avais approché mon visage très près du sien. Je tremblais tellement que sa tête était agitée d’une violente secousse. Mes mains étaient moites, j’avais un goût amer dans la bouche, comme du sang.

« Si jamais tu lui refais quoi que ce soit, QUOI QUE CE SOIT, je te tues. Tu m’entends? Je vais t’arracher les yeux, t’ouvrir de la gorge jusqu’au nombril, te pendre par les entrailles à un arbre, et ce, à vif. Est-ce que je me fais bien comprendre, espèce de sorcière? »

Pétrifiée, les yeux exorbités, elle avait vigoureusement hoché la tête. Je m’étais alors relevée, avait ramassé son verre, replacé son fauteuil et je m’étais dirigée vers la cuisine, reprenant peu à peu mon calme. Sans plus de façon, j’étais redevenue Isabelle, celle qui ne manifestait jamais aucune violence, celle qui jamais n’aurait attaqué sa mère, peu importe les circonstances. Plus tard, j’avais compris que ce qui avait vraiment fait peur à ma mère, c’était plutôt le fait que sa fille la plus discrète, la moins violente, lui avait si sauvagement sauté dessus, et lui avait proféré des menaces aussi crues. Voilà aussi pourquoi je lui coupais le clapet à chacun de nos affrontements. La surprise.

« Tu es complètement folle » avait-elle murmuré d’une voix tremblante.

J’avais haussé les épaules et j’avais continué mon chemin.

« C’est dans la famille, regarde-toi. » avais-je marmonné.

Elle marqua une nouvelle pause, les sourcils froncés. Après avoir prit une grande inspiration, elle reprit, les yeux fixés sur la broche en forme de larme que portait la femme.

- Jamais je n’ai regretté ce que j’avais fait. En fait, ma crise semblait avoir amélioré les choses. Joannie ne se faisait plus maltraiter par ma mère, celle-ci gardait une distance assez respectable, et les vacances d’été approchaient. Tout se présentait bien. Un nouvel été en compagnie de Joannie. Le rêve. C’est donc avec enthousiasme que j’avais fait ma valise et celle de Joannie.

L’été avait très bien commencé, et tout se passait comme nous l’avions imaginé. Les parents toujours partis, la maison était à notre entière disposition. Nos aventures devenaient de plus en plus longues et de plus en plus périlleuses. Elles pouvaient parfois s’étaler sur plusieurs jours, en passant d’une prise d’otage un jour à un sauvetage sanglant le lendemain. Toutes ces idées naissaient dans la tête de Joannie au fil des jours, et je me prenais parfois à me demander comment de telles histoires pouvaient se retrouver dans la tête d’une enfant si délicate et fragile. Mais j’aimais trop nos jeux pour les arrêter simplement parce que ma petite sœur avait acquis un peu de violence. La télé, me disais-je, ce devait être la télé… Ou alors ces bouquins de science fiction qu’elle lisait le soir avant de s’endormir. De toute façon, elle devait être forte. Bientôt, je n’habiterais plus avec elle, et elle se retrouverait seule avec l’horrible sorcière qui nous servait de mère. Elle devrait savoir se défendre. Oui bon, se défendre sans la tuer à coup de sabre, mais quand même, se défendre!

Elle avait sourit, détournant son regard sur l’une des photos et la fixant intensément, comme si elle lui avait trouvé un intérêt particulier. Ses yeux s’étaient emplis peu à peu de larmes, et elle les avait fermés pour qu’elles ne s’échappent pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lily
Bébé
avatar

Nombre de messages : 24
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Re: Pas de titre pour le moment...   Sam 25 Mar - 23:06

[Désolé pour la couleur du premier post... Mais je ne peux pas éditer mon messager pour la changer... M'enfin! Voici la suite quand même!]

- Que s’est-il passé, ensuite? avait demandé la femme d’une voix douce. Racontez-moi.

- Non… avait-elle dit d’une voix brisée. Non…

- Allons, Isabelle, continua-t-elle avec la même voix. Nous y sommes presque.

Elle avait rouvert les yeux et braqua sur elle un regard empli de haine.

- Il ne s’est rien passé, avait-elle crié.

- Isabelle, c’est pour ça que vous êtes venue, dites-le. Libérez-vous de ce fardeau.

- NON! Avait-elle dit en se levant. Je n’ai rien à dire. Il ne s’est rien passé.

- Que s’est-il passé ce soir-là Isabelle.

- RIEN.

-Vous vous êtes levée en plein milieu de la nuit parce que vous aviez entendu quelque chose. Vous étiez dans la chambre de votre sœur parce que vous aviez eu une nouvelle querelle avec votre mère, une particulièrement violente, et que vous aviez dû la consoler. Joannie n’était plus là.

-Non… Non… Non…

-Vous êtes donc descendue à la cuisine parce que la lumière était ouverte. Personne n’y était. Après avoir éteint, vous avez traversé la pièce pour continuer vos recherches quand, par la fenêtre, vous avez vu que les lumières de la piscine était ouverte. Vous vous êtes dit que Joannie devait y être, elle qui aimait tant nager. Vous vous êtes donc rendue vers la piscine avec la ferme intention de lui dire de ne pas quitter la chambre ainsi, qu’elle aurait dû vous réveiller, mais vous l'avez rencontrée en chemin, elle revenait des toilettes. Vous l'avez renvoyée à la chambre et êtes allée voir à la pi...

- Arrêtez!

Elle se tut et la regarda, les sourcils haussés.

- Ce n’est pas votre faute, Isabelle.

Celle-ci s’était finalement assise, cachant son visage dans ses mains.

- Je n’aurais pas dû être si dure avec elle. C’est moi qui aie commencé, c’est ma faute… Notre accrochage…

- Isabelle, elle le méritait. Vous n’avez rien fait de mal. Votre mère était saoule, voilà tout.

- Rien ne serait arrivé si on ne s’était pas disputées… avait-elle dit, retenant ses larmes de son mieux.

- Mais si, et vous le savez. Rien ni personne n’aurait pu l’empêcher de boire. Et rien n’aurait pu l’empêcher d’aller se baigner si elle en avait envie. Allez, calmez-vous… Nous avons fait d’énormes progrès…

***


Quand elle était sortie du bureau de sa psychiatre, cette journée-là, Isabelle avait poussé un soupir. Elle l’avait fait. Elle avait tout raconté, et elle avait même réussi cet exploit sans utiliser de mensonge. Elle n’avait pas eu à le faire. Même les regrets qu’elle avait exprimés étaient vrais. Elle n’avait pas eu à mentir, et c’était très bien ainsi. Sa psy avait fait tout le travail. Les policiers aussi…

Elle ne regrettait pas. Enfin, pas tout. Elle regrettait la mort de sa mère simplement parce que c’était un être humain. Mais elle ne regrettait pas le secret qu’elle gardait. Non. Elle devait le protéger coûte que coûte. Pas seulement pour elle, non. Pour sa sœur. Elle était si fragile. Elle ne devait pas subir cela. Jamais personne ne devrait savoir. Non. Elle devrait garder cela pour elle, juste pour elle. Jamais personne ne saurait que sa mère n’était pas morte lorsqu’Isabelle Livien était entrée dans la cour cette nuit-là. Non. Personne ne devrait savoir qu’elle n’était pas seule quand elle l’avait aperçue dans cette cour.

Mais surtout, personne ne devrait jamais savoir que sa sœur, sa petite Joannie si délicate, n’était pas, comme tout le monde le croyait, simplement aux toilettes ce soir-là. Non, personne ne saurait que celle qui, ce soir-là, avait maintenu la tête de sa mère, trop saoule pour se débattre convenablement, sous l’eau, était nulle autre que Joannie Livien.


FINI!!!!

Commentaires? S'il vous plait?

*Mine du chat boté dans Shrek2*

Bon ou mauvais, je veux juste des commentaires!!! Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sylvarno.
1ere Année
avatar

Nombre de messages : 155
Localisation : Lyon (France)
Date d'inscription : 23/04/2006

MessageSujet: Re: Pas de titre pour le moment...   Dim 14 Mai - 15:46

Mis à part que tu as un peut trop tendance à utiliser le plus-que-parfait à la place du passé composé, je trouve ton histoire pile dans le domaine psychanalytique, c’est difficile de donner un avis sur ce style de confession qui n’est pas ma tasse de thé, mais tu as une bonne orthographe avec très très peu de fautes, cela facilite grandement la lecture.

Une dernière petite chose, si Margaret est l’aînée et Joannie la dernière, Isabelle ne peut pas être la benjamine, un enfant benjamin est toujours le dernier né (Du moins depuis les douze fils de Joseph, Benjamin fut vendu à Pharaon par ses frères qui le jalousaient… 400 ans plus tard, Moïse naissait). Donc Margaret est l’aînée, Isabelle est la cadette, et Joannie la benjamine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lily
Bébé
avatar

Nombre de messages : 24
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Re: Pas de titre pour le moment...   Lun 19 Juin - 23:05

Oh chouette! Une critique! Désolé du retard... Je n'ai pas reçu de mail comme quoi on avait posté ici! Merci d'avoir pris le temps de me lire, et surtout de poster tes impressions, j'apprécie!

Merci pour le tuyau a propos du truc de benjamine... je me mélange toujours... J'ai du mal à retenir l'ordre! C'est chouette que tu aies trouvé bien même si ce n'est pas ton style! Bien sur, il y a encore place à l'amélioration! Je te remercie encore de ta critique!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pas de titre pour le moment...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pas de titre pour le moment...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [RESOLU] "reseau non disponible pour le moment"
» comment faire un titre pour une figurine
» [Trierweiler, Valérie] Merci pour ce moment.
» [sans titre pour le moment]
» Sans titre pour le moment [Ship/Smac]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Livromania :: Livromaniaque :: Vos écrits-
Sauter vers: